À propos

Succédant à la « tyrannie » du Moyen Âge et précédant un XVIIe siècle de régression, le  XVIe siècle fait figure de véritable balise pour l'historiographie française, faisant naître de nouvelles façons de penser et d'écrire l'histoire.
Pour l'expliquer, Denis Crouzet montre que la Renaissance fut, dans la gestation de l'écriture de l'historien Jules Michelet qui, le premier, lui donna ses lettres de noblesse, un vecteur d'une « modernité » promouvant des idées de liberté et de fraternité face aux atrocités et aux violences confessionnelles. C'est-à-dire que le XVIe siècle, cette époque où les hommes, n'acceptant plus leur monde, ont entrepris de le refonder, et où est apparu un héros constitutif d'une mythologie républicaine, le peuple, eut pour Michelet un sens moral et politique qui le dépassait.
Face à l'échec de la Révolution et des révolutions du XIXe siècle dont il est le contemporain, la Renaissance devient un bouclier opposé au pessimisme d'une humanité en perte d'héroïsme, qui permet non seulement à Michelet de conjurer par son écriture une part d'obscurité qui l'habiterait - la mort de son frère qui aurait ferait de lui un enfant de remplacement -, mais aussi d'affirmer que, malgré les peurs qui hantent le passé des hommes, les forces de vie et de liberté demeurent latentes et prêtes à être réactivées. Dès lors, l'historien peut écrire qu'un avenir positif attend les hommes et l'histoire devient une pédagogie éthique de l'espérance.


Rayons : Sciences humaines & sociales > Histoire > Temps modernes (de 1492 à 1799)


  • Auteur(s)

    Denis Crouzet

  • Éditeur

    Albin Michel

  • Distributeur

    ePagine

  • Date de parution

    03/11/2021

  • EAN

    9782226464071

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    608 Pages

  • Poids

    1 482 Ko

  • Diffuseur

    Adilibre

  • Entrepôt

    ePagine

  • Support principal

    ebook (ePub)

  • Version ePub

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Denis Crouzet

Denis Crouzet est professeur d'histoire moderne à l'université de Paris IV-Sorbonne, spécialiste des guerres de religion et des pratiques de violence à la Renaissance.

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