François Bon

  • Des chansons qui nous poursuivent. Une figure qu'on dirait inaltérable. Et derrière le portrait de légende, un homme complexe, hésitant parfois, plutôt contradictoire. On connaît les grandes étapes : naissance à Duluth, au pays des mines de fer, père petit commerçant, enfance banale et groupes de rock amateurs. Puis l'épopée du folk, la découverte de Woody Guthrie, le départ pour New York : à tout juste vingt et un ans, celui qui n'est qu'un gratteur de guitare parmi d'autres incarne le basculement d'une époque. Quatre ans plus tard pourtant, à bout de lui-même, incompris et hué, il arrête brusquement sa carrière et s'isole à Woodstock.

    À observer son balancement entre chanson et écriture, à explorer son rapport à Ginsberg, Brecht et Rimbaud, c'est un fragment de l'histoire du monde qu'on rejoint. Et, à tenter de reconstituer comment il s'efforce de surmonter obstacles et pannes, à refuser systématiquement d'endosser le rôle de star qu'on lui assigne, c'est une part de nous-mêmes, de notre imaginaire peut-être, qu'on décrypte.

    François Bon poursuit avec Bob Dylan, artiste considérable et énigme parfaite, le chemin entrepris avec Rolling Stones, une biographie (Fayard, 2002).

  • Plus fort que les Beatles, plus haut que les Stones. La décennie 70 est celle de Led Zep, dont le groupe anglais est l'exact marqueur : entre 1968 et 1980, deux musiciens de studio aguerris, deux amateurs d'à peine vingt ans et un producteur ancien catcheur dynamitent les canons de la pop music tout en brisant les derniers tabous d'une société déjà sens dessus dessous - sexe, drogue, alcool. Douze années, neuf albums, et le mystère à percer : que s'est- il joué alors pour que, quarante ans après, l'icône soit intacte?
    Après le succès de Rolling Stones et de Bob Dylan, François Bon prolonge sa fresque aux années 70, en prenant cette fois pour point d'appui le symbole culturel de tous les excès.

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