Le jeu du rêve et de l'action explore un genre méconnu de l'histoire de la littérature française : le roman d'aventures littéraire de l'entre-deux-guerres. Un genre qui, faisant de pont surprenant entre symbolisme et existentialisme, a exploré la logique érotique de l'aventurier privé du divin et de l'amour.
Le dossier de cette édition de la revue Inter se penche sur l'art actuel africain, surtout sur l'art performance, mais aussi sur d'autres pratiques en arts visuels, avec des exemples clés tirés de certains pays comme le Cameroun, la République démocratique du Congo et la Tunisie. Le dossier présente quelques jalons historiques, du début des indépendances à nos jours, qui ont marqués l'art actuel en Afrique. Il s'attarde aux influences, traque les tendances, mais surtout montre comment une génération d'artistes s'est distinguée avec une pratique artistique axée sur la revendication identitaire et la contestation sociopolitique. Bien que le mouvement de transgression des règles de l'art ait eu lieu comme ailleurs, l'Afrique s'illustre davantage par sa propension à jouer avec ses propres paradigmes.
Panoramas et analyses fouillées, voix émergentes et écrivains confirmés, (re) découvertes et textes de création, la revue Nuit blanche présente dans son numéro printanier le premier dossier de la série « Vie littéraire et imaginaire... » qui explorera chaque fois une région différente sous la loupe de sa littérature. Pour cette première, c'est du Saguenay-Lac-Saint-Jean qu'il est question et de ses territoires forestiers, maritimes ou urbains que les auteurs s'approprient et dont ils forgent l'imaginaire. Retrouvez aussi dans ce numéro Le Lactume de Réjean Ducharme, le regard tantôt caustique, tantôt amusé du poète Paul Bossé sur la société acadienne, Les pieds dans la mousse de caribou, la tête dans le cosmos de Jean-Yves Soucy : ouvrage en forme de bilan publié en février dernier à titre posthume et l'oeuvre de David Treuer, le « conteur ojibwé ».
Pour son numéro d'été, la revue Lettres québécoises propose un grand dossier sur l'écrivain d'origine congolaise Blaise Ndala (J'irai danser sur la tombe de Senghor (2014), Sans capote ni kalachnikov (2017), Dans le ventre du Congo (2021)) ainsi que les réflexions de douze créateurs et créatrices francophones de partout au pays pour mieux explorer l'écriture et la littérature franco-canadiennes. Le dossier sur Blaise Ndala comprend un autoportrait de l'écrivain, un portrait rédigé par Paul Kawczak et un entretien mené par l'auteur franco-congolais Guy-Alexandre Sounda. Le dossier centré sur la littérature franco-canadienne, lui, permet de réfléchir aux enjeux de l'écriture en français dans un pays majoritairement anglophone à travers le parcours de sa douzaine d'intervenant.e.s. À l'avenant, le cahier « Création » fait place à trois voix franco-canadiennes : Jonathan Roy (poésie), Georgette LeBlanc (nouvelle) et Dominic Bercier (lecture illustrée). (source : Lettres québécoises)
Comme à chaque numéro, Lettres québécoises réussit un tour de force, soit celui de nous faire pénétrer dans l'univers d'un écrivain ou d'une écrivaine, et ce d'une manière toujours aussi surprenante et révélatrice : grâce à l'autoportrait. On y découvre ici Michaël La Chance vu par lui-même, à travers ses questionnements, sa poésie, ses postures, ses réflexions intimes. Ailleurs dans la revue, un dossier sur les résidences d'écrivains, une solution souvent privilégiée par les auteurs pour mener à terme leurs projets. Le livre-fleuve 666 Friedrich Nietzsche, dithyrambe beulblique de VLB, le roman Solomon Gursky de Mordecai Richler, récemment traduit chez Boréal, et le recueil de Carole David, L'année de ma disparition, font notamment partie des critiques de cette édition.
L'art et le réel : une attraction/opposition millénaire que le numéro d'hiver de Spirale souhaite frotter à l'ère actuelle. Dans un dossier s'intitule « Lectures et pratiques contemporaines du réel », neuf auteurs interrogent cette problématique en se référant certes au roman, mais également au cinéma et, de manière plus surprenante, à la danse. Dans tous les cas, une conclusion : « [les artistes] ont affaire non à une réalité immédiatement accessible, mais à un réel toujours raté d'avance et toujours déjà sémiotisé par des mots, des représentations, des langages traversant l'espace social ». Quelques autres articles de la publication en rafale : Yves Citton, collaborateur de la revue parisienne Multitudes, nous propose le portrait d'une nouvelle polarité politique qu'il nomme les « médialistes »; Érik Bordeleau rencontre Brian Massumi, auteur d'un récent essai sur l'animalité; divers comptes rendus théâtre, arts visuels, roman, essai. Le portfolio du numéro, confrontant art et société, est consacré à Édith Brunette.
Le dossier thématique du numéro de l'été de la revue Lettres québécoises porte sur les écritures du réel, c'est-à-dire toutes formes d'écritures non-fictionnelles, qui ne relèvent pas d'un travail d'imagination. Avec des textes de Sophie Létourneau, Michael Delisle sur l'éthique de la mention, Céline Huyghebaert, Paul Kawczak, Gabrielle Giasson-Dulude, Charlotte Biron sur le reportage littéraire, Maude Veilleux, Daphne B., Laurence Côté-Fournier et un entretien entre Alex Noël et Daoud Najm autour des genres littéraires. Le cahier Création présente un poème de Ouanessa Younsi, une nouvelle de Maryse Andraos, une lecture illustrée par Clément de Gaulejac et le labo de Maude Pilon. Le cahier Critique fournira des suggestions de lecture pour renflouer les piles à lire et le cahier Vie littéraire, matière à réflexion sur la littérature telle qu'elle se vit, au Québec et dans l'espace franco-canadien.