Paul Morand

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • C'est pour échapper à la mort lente de sa race que s'enfuit Le prisonnier de Cintra, héros de la nouvelle qui donne son titre au présent recueil. Mlle de Briséchalas ne pense qu'à lire, mais s'occuper de son agence matrimoniale A la fleur d'oranger ne l'empêche pas d'être toute à sa passion... Dans Un chat nommé Gaston, Paul Morand donne à l'histoire du Chat botté une fin en forme de satire contre l'ogre moderne qu'est le fisc. De même traite-t-il avec ironie dans Le coucou et le roitelet le conflit du snobisme et de la jalousie. Mais il sait aussi s'attarder sur ce qu'il y a de plus noble dans l'Histoire de Caïd, cheval marocain.

  • « Quand je pense, par derrière moi, à des journées de bonheur parfait, écrit Paul Morand, ce furent presque toujours des journées d'été ; autant dire qu'il y avait quelque bain là-dedans. » Et sous toutes les latitudes... Des plages portugaises de Cascaïs ou Nazaré aux touffeurs andalouses de La Rabida, des Baléares aux grottes marines de Tanger, de la Corse à la Calabre, sans oublier les côtes embaumées de Dalmatie ou de Grèce, ni les déferlements salubres de Brighton, la rectitude océane des landes françaises ou les rudes plaisirs de la mer du Nord « verte comme un bain d'hyposulfite » : voilà, par l'un de nos meilleurs prosateurs, une célébration sensuelle et passionnée de la mer et de ses vagues, « cette fierté abaissée par une autre ». Mais les bains de mer suggèrent également le temps des plaisirs passés. Ces plaisirs des princes ou des gueux vers lesquels Morand se tourne avec une mélancolie très érudite. Le prince de Galles à Brighton, lord Byron traversant l'Hellespont à la nage, Hugo méditatif devant les cyclones de Guernesey ou Maupassant filant vers les îles de Lérins sur le Bel-Ami... En écrivant ce texte étincellant de bonheur, une quinzaine d'années avant sa mort, Paul Morand, traverseur de vies et de paysages affirmait ne poursuivre qu'un but : « faire paraître à ses lecteurs le temps plus court, et plus clair l'ombreux appartement où ils ouvriront ce livre ».

  • Seul l'écrivain peut viser, sans cesse, à l'impossible : comment retenir du temps qui passe ce qui participe de l'éternité ? Comment appareiller pour d'incessants voyages immobiles ? Sans doute est-ce la grâce magique de Paul Morand que de s'affranchir du présent tout en y bivouaquant chaque jour. Les Propos des 52 semaines, qu'on redécouvrira ici, réalisent avec une perfection troublante ce projet qui est celui de la littérature elle-même. Rédigés voici tout juste un demi-siècle par un grand voyageur provisoirement sédentaire, ils parlent de départs au long cours, du Caucase et de Manille, des moussons et de Malacca ; mais aussi des choses menues de la vie, d'une voiture condamnée au garage, de certains crépuscules sur Notre-Dame et des fatalités de l'avarice. Parcours émerveillé dans une seule année de vie, agenda ébloui et leçon de bonheur. En dépit de tout. Ces « propos » de Paul Morand sont précieux comme un message retrouvé dans une bouteille au terme d'un long parcours, intact.

  • « Je retournai en Angleterre tous les étés jusqu'à dix-sept ans. J'appris à fumer la pipe, à jouer au cricket, à faire des toasts et à me moquer des peuples latins ; mais j'attrapai l'accent anglais. À dix-sept ans, je passai l'été à Munich. J'appris à fumer des cigares, à boire de la bière et à me moquer des peuples latins. » P. M. Paul Morand, lorsqu'il dédicaçait cet ouvrage, parlait volontiers de « récits préhistoriques ». C'est en fait la réflexion d'un homme mûr qui se penche, avec une lucidité pleine d'humour, sur ses premières expériences dans des domaines aussi divers que la conscience politique, la littérature, les relations mondaines, la diplomatie, l'art du voyage... Publié pour la première fois en 1933, ce récit peut être considéré comme un vade-mecum à l'intention des jeunes gens débutant dans la vie.

  • Dans les châteaux royaux de la Hofburg et de Schnbrunn, lorsqu'un membre de la famille impériale va mourir, un fantôme apparaît. Sur ses chaussons de danseuse et dans sa robe à traîne, la Dame Blanche des Habsbourg fait la navette d'un trépas à l'autre. Cette ravageante beauté a fort à faire : les Habsbourg ne sont pas, comme les Atrides, une famille d'assassins mais plutôt une famille d'assassinés. La tragédie est leur lot. Dans le décor prestigieux de la Vienne d'autrefois, la Dame Blanche ouvre ici un défilé d'ombres illustres : Marie-Louise et l'Aiglon, Maximilien et Charlotte, Rodolphe, François-Joseph et Elisabeth, l'inoubliable Sissi, les voici tous ressuscités en une éblouissante évocation sous la plume magique de Paul Morand qui leur rend, l'espace d'un livre, les couleurs de la vie. Avec la rigueur de l'historien et la sensibilité du romancier, Paul Morand nous livre les secrets de coeur des Habsbourg, qui furent souvent aussi les secrets de la politique de leur temps.

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